Désir sous les Ormes

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Collectif La Volga

Désir sous les Ormes raconte l’histoire d’une famille de quatre fermiers, un père et ses trois fils, en 1850 en Nouvelle-Angleterre. Isolée géographiquement et socialement, elle est déchirée par les aspirations individualistes de ses membres à l’élévation sociale. Mais cette famille semble maudite, tant toutes les tentatives de mieux ont été anéanties par des coups du sort. Tous cherchent à sortir de leur enfermement par le meilleur des moyens, mais sont systématiquement ramenés à leur condition dont il semble qu’ils ne pourront jamais s’extraire. 

Et au milieu de cette friction, des conflits d’héritage et de possession, arrive une femme, juste mariée au père. Elle aspire non seulement à s’émanciper de sa condition sociale, mais en plus à exploser les barrières de la société patriarcale qui l’a immobilisée jusque là. Sa vie et ses rebondissements ont toujours été conditionnés par les hommes, l’empêchant d’avoir la mainmise sur son avenir. C’est ce qu’elle ambitionne de changer en arrivant dans cette famille. 

Voilà le tableau de départ de la pièce, digne des plus grandes tragédies grecques, dont l’auteur s’est largement inspiré. Et la suite du texte, considéré d’ailleurs comme la première tragédie américaine, en est tout à fait digne. Les besoins primaires qui animent les protagonistes les pousseront dans leurs retranchements, et dans l’essence la plus profonde de leurs sentiments. 

Ecrite à l’origine dans un anglo-irlandais paysan propre à cette époque de l’histoire, l’essentiel de notre travail est axé sur notre appropriation de la passionnante traduction de Françoise Morvan, qui s’est inspirée du breton pour composer la langue de Désir sous les Ormes. Convoquant des sonorités inhabituelles, et une musculature de la parole précise, elle provoque des endroits de jeu et d’écoute neufs, véritables moteurs dans le déploiement de cette tragédie et de ses enjeux quasi bibliques. 

Durée 2h

Mise en scène Antoine Hespel

Interprétation Paul Flouret, Lucas Mustat, Léo Barc, Paloma Fiere, Maxime Galichet.