THEATRE DE LA VOLGA

Genre
Théâtre
INTERPRèTES
Maxime Galichet - Léo Barc - Lucas Mustat Anna Stanic - Théo Delezenne - Paloma Fière - Max Mandic - Paul Flouret - Matthieu Carle - Christelle Simonin
MISE EN SCèNE
Antoine Hespel - Martin Campestre
Jeune compagnie émergente, Le Théâtre de la Volga présentera cette année trois spectacles au Festival du Pescet.


« Les Chiens n’ont pas dormi de la nuit » 1h20

Un domaine en perdition. Ancien lieu de fête et de richesse, il est aujourd’hui au bord de l’abandon. Happés par leur soif de plaisir et d’opulence, ses propriétaires l’ont délaissé et subissent aujourd’hui les conséquences de leurs actes : le domaine, ultime propriété de la famille, doit être vendu.

Adaptation de « La Cerisaie » d’Anton Tchekhov, « Les Chiens n’ont pas dormi de la nuit » explore les relations humaines et sociales entre riches et pauvres, employeurs et employés. Face à une situation de crise, les rapports s’inversent, et ceux qui étaient destinés à se taire peuvent enfin prendre la parole…

Nous avons pris comme base de travail le texte d’Anton Tchekhov. La vengeance et la rage contenues dans la pièce originale ont attiré notre attention, et c’est autour d’elles que nous avons axé notre recherche. Nous traversons une période intense, et explorer les tréfonds des dérives Humaines nous a semblé pertinent et actuel.


“Die Niemandsrose” 45min

C’est le récit d’une rescapée. La dernière survivante du massacre de Sodome et Gomorrhe. Ensevelie dans le sel pendant des siècles, elle est condamnée à être l’éternelle témoin de l’horreur.  

Un soir d’orage la première goutte tombe, et cette pluie la libère peu à peu de son tombeau. Elle entame alors sa longue errance pour crier au monde l’horreur qu’elle a vécu.

A l’image de Sodome et Gomorrhe, notre civilisation s’enfonce de jour en jour dans ses vices, courant ainsi à sa perte. Le monde aujourd’hui n’est que guerre. Conflit d’idées, de valeurs, de religions, mais aussi guerre contre soi-même…  

Nous avons décidé de travailler sur ce texte pour explorer ce rapport entre conflit intime et conflit Universel. Comment, alors qu’ils paraissent si éloignés, peuvent-ils être si étroitement liés ?

L’art est aussi primaire que l’instinct animal. Nous ne savons jamais pourquoi nous créons, ce n’est pas « utile », mais nous créons. L’art vient des sens, de la chair, des nerfs .Comment avec le théâtre nous pouvons faire acte de combat, de résistance. Et comment, grâce à l’art - insuffler, non pas un vent de panique - mais d’espoir. Et enfin, comme toujours, dans un dernier cri commun, chuchoter un mot d’amour.


“After the end” 1h

Louise se réveille enfermée dans un abri anti-atomique avec Mark, un collègue de travail. Ils étaient dans un bar lorsqu’une attaque nucléaire est survenue. Toujours prêt au pire, Mark avait pourvu au nécessaire : des boîtes de chili, du riz, un jeu de Donjons & Dragons. Mais à quatre pieds sous terre, les masques s’effritent, et le fard de la vie en société semble bien loin lorsque la faim s’invite…

Comment réagir, du haut de nos 20 ans, face à un monde dans lequel nos moteurs principaux sont la peur et la paranoïa ? Quand les attaques terroristes sont presque de l’ordre du quotidien ? Comment ne pas tomber dans le pessimisme et la lucidité mélancolique du réalisme ? Comment comptons nous réagir face à la terreur, au danger, et à tout ce qui nous affecte de près ou de loin sur cette terre depuis quelques années?